F.A.Q chamanisme

Ce qui va suivre n’est que ma propre perception d’une partie de la réalité, le fruit de ma réflexion et des mes expériences. Il n’a pas vocation à s’imposer comme une vérité ni à créer le débat mais plutôt à proposer des pistes d’exploration que le cœur peut suivre ou non selon sa boussole interne. Aussi, si vous ressentez que des choses vibrent faux pour vous, alors je vous conseille de vous écouter, et si vous trouvez des confirmations, alors je vous conseille de vous écouter également!

Le chamanisme, c’est quoi ?

Je n’ai pas de réponse précise à cette question, parce que j’ai l’impression que le chamanisme se redéfinit en permanence, selon le monde que l’on perçoit, que cette notion dépend de facteurs culturels, spirituels et expérimentaux qui sont multiples et varient avec les époques. Il dépend de la créativité de chaque être qui le pratique dans sa façon de se connecter à l’invisible, mais cette connexion à l’invisible, aux forces de la nature et de l’univers, constitue un socle commun toutefois, la connexion à la « Trame » à cette Conscience présente dans l’Univers, à la Source, au sentiment d’être relié à toute chose vivante et de pouvoir interagir avec ce vivant, parfois consciemment ou non, parfois malgré nous. Depuis que le chamanisme est entré dans ma vie, la sensation de faire partie de quelque chose de plus grand est peut-être plus forte, mais aussi la conscience de cette Terre et de mon incarnation aussi, je me sens je pense, plus enracinée à cette planète et à ma place.

Dans le chamanisme, on va trouver des outils utilisé depuis la nuit des temps pour modifier son état de conscience, écouter son chant intérieur, le chant des êtres qui vibrent sur d’autres          fréquences et élargir sa vision du monde pour accéder à une meilleure compréhension de soi et de la nature, vont s’y rencontrer des pratiques ancestrales pour honorer les éléments, et de plus  récentes, créées de manière à s’ajuster à nos vibrations et modes de pensée actuels.
A mon sens, le chamanisme est une voie formidable d’exploration de la Conscience et de réalisation de notre pouvoir personnel de création de la réalité visible et non visible et de notre pleine responsabilité dans sa matérialisation dans nos vies.

Sommes nous tous chamanes ?

Personnellement je répondrais non, je ne pense pas. Pour moi être chamane est plutôt une fonction, un métier, comme sage-femme, forgeron ou agriculteur. On a tous des potentiels et le potentiel d’être chamane en est un parmi d’autres, que l’on peut avoir présent plus ou moins fortement, comme un enfant doué pour le piano ou le sport, mais est-il un désir pour tout le monde, pas forcément. Ce n’est pas parce qu’on « sait  faire », que c’est ce qu’on a envie de faire, ni qu’on veut faire ça pour toute la vie !

Aujourd’hui, même si le monde ne paraît pas toujours très lumineux, on est un peu sortis des contraintes qui voulaient autrefois qu’on naisse quasiment prédestiné à un métier, une fonction dans la société. Les métiers se transmettaient souvent de père en fils, de mère en fille, et les chamanes étaient généralement choisis, élus quasiment de force par les esprits pour suivre l’enseignement pour accéder à la fonction d’intercesseur. L’apprentissage était particulièrement éprouvant pour l’apprenti et il se devait d’être totalement dévoué à la communauté, bien qu’il pouvait être craint par ses membres. Les temps ont changé et il me semble assez juste que la naissance d’un chamane ne se fasse plus de la même façon. Même si le choix vu sous une certaine perspective peut sembler tout relatif, dans nos contrées, on ne risque plus la mort à refuser d’endosser le costume que les esprits ont voulu qu’on porte.

Peut-être aussi que dans le monde bien que très matérialiste, on vibre un peu plus vite et que comme on ne risque plus le bûcher pour avoir soigné avec les simples ou communiqué avec les morts, il est plus facile d’accéder à son potentiel et de l’exprimer. Les esprits on peut-être moins besoin ou la possibilité de contraindre, en tout cas en occident où l’athéisme, les religions monothéistes et l’avènement de la science moderne ont fait disparaître de la société normée, les pratiques païennes. J’imagine donc que pour maintenir un contact et d’éventuelles collaborations avec les humains, les entités de l’invisible auraient plutôt intérêt à encourager plutôt qu’à user de la peur, peut-être aussi parce que nous sommes plus prêts à avoir moins peur et s’ouvrir?

En tout cas si nous ne sommes pas tous chamanes, nous sommes tous des voyageurs en puissance, car c’est par l’imagination que nous voyageons d’abord et tou.tes, nous avons cela en nous.

Chamane ou voyageur ?

Tout voyage commence par l’imagination, comme une porte d’accès aux autres mondes et dimensions. Comme j’ai pu l’entendre dans une vidéo d’Olivier Chambon psychiatre s pécialiste du chamanisme, parfois un voyage c’est 80% d’imagination, parfois 15%. Peu importe sa proportion, l’imagination est nécessaire et fait partie intégrante du voyage, elle est créatrice, elle nous permet de nous connecter à nos émotions et de recevoir les informations, les messages de l’invisible dont nous avons besoin au moment présent. Lorsque j’organise des ateliers chamaniques, et même en soins, je fais voyager les personnes, je les accompagne, les emmène avec moi dans certaines dimensions à la rencontre de leurs propres clés. Tout le monde peut être voyageur.se, même si ça prend plus de temps pour certaines personnes qui ont besoin de contrôler avec leur mental et utilisent peu leur imagination.
C’est une capacité que nous avons tous, et qui peut être merveilleusement utile pour transformer notre perception de la réalité et donc, la changer.

En revanche, tout le monde n’a pas forcément envie d’en faire une pratique pour les autres et donc, de devenir chamane. Tout le monde n’a pas envie de s’ouvrir aux messages de l’invisible pour jouer les intermédiaires, ni ne possède de capacité d’empathie suffisante pour avoir une écoute juste (qualité indispensable à mon sens pour tout thérapeute, guérisseur et énergéticien) et la bienveillance qui permettra à ce que la bonne information soit transmise, au bon moment, de la façon la plus juste pour celui ou celle qui la recevra. En faire une mission demande un travail sur soi pour arriver à un juste équilibre entre humilité et affirmation, écoute et fermeté, réception et transmission. Pour moi c’est un métier, qui demande de la pratique, du temps, et aussi une bonne dose de courage pour oser aller confronter ses peurs, croyances et blocages afin de pouvoir les comprendre et aider les autres à faire de même. Ce sont deux démarches différentes, et l’une peut être une porte d’entrée, un révélateur de l’autre.